Sauvegardes : la dernière ligne de défense qui doit vraiment fonctionner
Toutes les autres protections peuvent échouer un jour. La sauvegarde est censée être le dernier filet de sécurité, celui qui garantit qu'on ne perd jamais tout définitivement. Encore faut-il qu'elle fonctionne vraiment le jour où on en a besoin.
01La situation en clair
Faire une sauvegarde est un réflexe largement connu. Ce qui l'est moins, c'est que toutes les données n'ont pas la même valeur ni la même fréquence de mise à jour, et ne devraient donc pas être sauvegardées de la même façon. On distingue souvent les données "chaudes" (modifiées en permanence, nécessitant une sauvegarde très fréquente), "tièdes" (modifiées occasionnellement) et "froides" (archives rarement consultées mais à conserver). Une stratégie de sauvegarde qui traite tout de façon identique gaspille des ressources sur les données froides, tout en protégeant mal les données chaudes.
02Pourquoi ça compte
Le paradoxe des sauvegardes est qu'elles sont souvent considérées comme fiables sans jamais avoir été réellement testées. Beaucoup d'organisations découvrent, au pire moment possible, qu'une sauvegarde était incomplète, corrompue, ou tout simplement inaccessible : la restauration est, à ce moment-là, la seule chose qui compte vraiment, et c'est précisément celle qu'on a le moins vérifiée à l'avance.
03Ce qu'il faut faire
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1
Appliquez la règle 3-2-1
Trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une copie hors site (physiquement ailleurs, ou dans un service cloud distinct). Cette règle simple protège contre la plupart des scénarios de perte, y compris un sinistre physique touchant votre site principal.
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2
Isolez au moins une copie, techniquement et organisationnellement
Un rançongiciel cherche activement les sauvegardes accessibles depuis le réseau infecté. Une copie réellement déconnectée, ou stockée dans un espace où même un administrateur compromis ne peut pas la modifier ni la supprimer, fait toute la différence face à ce type d'attaque.
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3
Testez la restauration complète, pas seulement la sauvegarde
Vérifier qu'une sauvegarde "s'est bien déroulée" ne dit rien sur sa capacité à être restaurée. Planifiez un test de restauration complet, au moins une fois par an, en conditions proches du réel.
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4
Adaptez la fréquence à la valeur réelle de la donnée
Une base de données commerciale mise à jour en continu mérite une sauvegarde bien plus fréquente qu'une archive administrative consultée une fois par an. Calquer la fréquence sur l'importance réelle évite de gaspiller des ressources là où ce n'est pas nécessaire.
L'erreur à ne pas faire
Considérer la sauvegarde comme une simple affaire technique. Sans une gouvernance claire (qui décide de la fréquence, qui vérifie les tests de restauration, qui est responsable en cas d'échec), une stratégie de sauvegarde en apparence solide peut rester, dans les faits, complètement défaillante sans que personne ne s'en aperçoive avant qu'il ne soit trop tard.
En une phrase
Une sauvegarde n'a de valeur que si elle a déjà été restaurée avec succès au moins une fois avant d'en avoir réellement besoin.